mardi 9 juin 2015

Famille Jean-Francois MONTIN sous branche Marguerite

Benoit Montin

Jean-Francçois Montin au Sénégal

Jean-Francois Montin sur le fleuve Congo

Sandrine Montin et ses 3 enfants.

Aimeric Montin et sa famille de St Barth sous branche Marguerite


Appel à votre bienveillante compréhension.


Il est possible que,malgré notre grande bonne volonté,nous ayons omis de publier certains éléments écrits ou visuels que vous nous auriez adressés et que vous désirez voir mentionnés.

Si tel est le cas,merci de nous le signaler afin que nous comblions ces manques.  


Martin et Jérome

Famille Virginie MEULLE sous branche Marguerite

Tiffanie et Eric Balzac Meulle
Virginie Meulle Ludovic Beauvalet

Eléonore et Alexis Beauvalet


Rêveries autour de l'Oudon

Cette petite rivière longue d’une centaine de kilomètres termine sa course peu après La Coudère, là où, après être passée sous le vieux pont métallique du Bec d’Oudon, elle se jette dans la Mayenne.
L’Oudon a rythmé nos années d’enfance. Les trois mois de vacances d’été que nous accordait généreusement le gouvernement de Guy Mollet étaient centrés sur ce petit coin de paradis qui coulait tranquillement au bout du champ, en face de la Coudère.

Nous avons passé des heures chaque jour, matin et après-midi, à nous baigner dans cette rivière un peu verdâtre, avec nos cousins Desprez de la Carrière et du Tertre, au milieu des grenouilles et des poissons-chats.

Quand nos jeunes voisins du château de l’Isle Briand étaient là, ils nous rejoignaient au milieu de l’Oudon, venant de la rive gauche, nous de la droite. Leur grand-mère, la comtesse de Trédern, se terrait dans son château et ma grand-mère Marguerite Meulle m’avait avec complicité appris à faire le baise-main, de façon à ce que je sois agréé par la châtelaine quand je venais, adolescent, tourner autour de sa petite-fille Isabelle.

Mon grand-père Georges Meulle avait parfois failli inconsciemment gâcher ces innocents flirts en s’énervant contre les oies de la ferme de l’Isle-Briand qui traversaient l’Oudon et venaient s’ébattre sur les prés de la Coudère. Il prenait alors son fusil de chasse et tirait en l’air pour les chasser, sans trop d’efficacité.

L’Oudon, ce sont aussi les bateaux de la famille.

La barque de mon grand-père sur laquelle on greffait un petit moteur nous descendait jusqu’au Bec d’Oudon, virait à gauche et remontait la Mayenne jusqu’à l’Aubinière. On y allait avec nos cousins de La Carrière et ma mère disait à Tante Hélène : « si on coule, tu en prends 3 et moi aussi », ce qui avait le résultat de me terroriser, ne voyant pas en cas de naufrage comment nous pourrions nous agripper avec efficacité à ces deux mères de famille nombreuse.

Le canoë des Desprez du Tertre était entreposé à l’Aubinière où nos cousins de l’intérieur des terres venaient parfois se baigner et profiter comme nous de cette modeste base nautique aujourd’hui disparue. J’admirais ce beau canoë fin que je qualifiais de « bateau d’indiens ».
Il y eu aussi les bateaux de mon oncle Jean-Paul Meulle, sa prame en bois verni que je trouvais si maniable à la godille et puis son magnifique Zodiac pour lequel il dépensa une fortune en essence à faire faire du ski nautique à tous ses neveux et cousins, au grand dam des pêcheurs aigris étalés le long du chemin de halage.


Enfin, il y avait ce magnifique canoë tout en bois que mon grand-père me confiait. Ce n’était pas un canoë comme les autres, il avait la particularité d’avoir une double dérive latérale amovible et une voile triangulaire latine. Je me souviens des dizaines de fois où je remontais à la voile jusqu’au Lion d’Angers ou descendait l’Oudon puis la Mayenne jusqu’au barrage de Grez-Neuville. Après la disparition de mes grands parents, mon cousin Antoine Desprez a gardé et entretenu ce canoë. A chaque fois que nous nous voyons, je lui dis « c’est le canoë de mon grand-père », il me répond « c’est le canoë de mon oncle ». Nous avons tous les deux raison.

Jean-Francois MONTIN

samedi 6 juin 2015

Famille MARTIN sous branche Michel DESPREZ

Marion et Xavier et leurs enfants, Hyacinthe, Joséphine et n°3 prévu pour septembre...

Madame Bellier

Grâce aux histoires relatées par mon père Michel et mon oncle Henri, Grand Mère DESPREZ fut ,à ma connaissance   une très bonne gestionnaire des tâches autant ménagères que comptables du Tertre-Marcillé et cela jusqu'à son décès en 1946.

La future Madame BELLIER, bonne fée arrivée opportunément au service de la famille Michel DESPREZ  vers la fin des années 50, dès qu'elle fut en âge de travailler,  fit son apprentissage au Tertre.

Un jour, Tonton Henri me fit part de son idée de l'inviter,à diner. Madame BELLIER, vous pouvez l'imaginer, était dans ses petits souliers à l'idée d'être servie dans la salle à manger du Tertre. Ce soir la, elle nous raconta  l'histoire suivante:

"Un jour, dans les premiers temps ou je travaillais au Tertre, nous faisions le ménage dans la chambre de Madame DESPREZ avec Marie SERRAULT. Madame DESPREZ nous fit le reproche de passer peu de temps pour ce travail .
Marie lui fit remarquer qu'elle ne salissait pas sa chambre d'où notre rapidité.
C'est alors qu'elle nous dit:
"" Le bon Dieu vous donne le temps! Moi,je vous donne l'argent! Alors prenez donc votre temps!"".

A partir de ce jour-là, avec Marie, nous lisions un des livres de sa bibliothèque pour rester plus longtemps dans sa chambre, sans toutefois s'asseoir sur le lit, mais sur la carpette...

Antoine DESPREZ