| Flacon et de son étui du parfum Escarmouche 1949 |
lundi 15 juin 2015
mardi 9 juin 2015
Famille Jean-Francois MONTIN sous branche Marguerite
Appel à votre bienveillante compréhension.
Il est possible que,malgré notre grande bonne volonté,nous ayons omis de publier certains éléments écrits ou visuels que vous nous auriez adressés et que vous désirez voir mentionnés.
Si tel est le cas,merci de nous le signaler afin que nous comblions ces manques.
Martin et Jérome
Il est possible que,malgré notre grande bonne volonté,nous ayons omis de publier certains éléments écrits ou visuels que vous nous auriez adressés et que vous désirez voir mentionnés.
Si tel est le cas,merci de nous le signaler afin que nous comblions ces manques.
Martin et Jérome
Rêveries autour de l'Oudon
Cette petite rivière longue d’une centaine de kilomètres
termine sa course peu après La Coudère, là où, après être passée sous le vieux pont
métallique du Bec d’Oudon, elle se jette dans la Mayenne.
L’Oudon a rythmé nos années d’enfance. Les trois mois de vacances d’été que nous accordait généreusement le gouvernement de Guy Mollet étaient centrés sur ce petit coin de paradis qui coulait tranquillement au bout du champ, en face de la Coudère.
L’Oudon a rythmé nos années d’enfance. Les trois mois de vacances d’été que nous accordait généreusement le gouvernement de Guy Mollet étaient centrés sur ce petit coin de paradis qui coulait tranquillement au bout du champ, en face de la Coudère.
Nous avons passé des heures chaque jour, matin et
après-midi, à nous baigner dans cette rivière un peu verdâtre, avec nos cousins
Desprez de la Carrière et du Tertre, au milieu des grenouilles et des
poissons-chats.
Quand nos jeunes voisins du château de l’Isle Briand étaient
là, ils nous rejoignaient au milieu de l’Oudon, venant de la rive gauche, nous
de la droite. Leur grand-mère, la comtesse de Trédern, se terrait dans son
château et ma grand-mère Marguerite Meulle m’avait avec complicité appris à
faire le baise-main, de façon à ce que je sois agréé par la châtelaine quand je
venais, adolescent, tourner autour de sa petite-fille Isabelle.
Mon grand-père Georges Meulle avait parfois failli inconsciemment
gâcher ces innocents flirts en s’énervant contre les oies de la ferme de l’Isle-Briand
qui traversaient l’Oudon et venaient s’ébattre sur les prés de la Coudère. Il
prenait alors son fusil de chasse et tirait en l’air pour les chasser, sans
trop d’efficacité.
L’Oudon, ce sont aussi les bateaux de la famille.
La barque de mon grand-père sur laquelle on greffait un
petit moteur nous descendait jusqu’au Bec d’Oudon, virait à gauche et remontait
la Mayenne jusqu’à l’Aubinière. On y allait avec nos cousins de La Carrière et
ma mère disait à Tante Hélène : « si on coule, tu en prends 3 et moi
aussi », ce qui avait le résultat de me terroriser, ne voyant pas en cas
de naufrage comment nous pourrions nous agripper avec efficacité à ces deux
mères de famille nombreuse.
Le canoë des Desprez du Tertre était entreposé à l’Aubinière
où nos cousins de l’intérieur des terres venaient parfois se baigner et
profiter comme nous de cette modeste base nautique aujourd’hui disparue. J’admirais
ce beau canoë fin que je qualifiais de « bateau d’indiens ».
Il y eu aussi les bateaux de mon oncle Jean-Paul Meulle, sa
prame en bois verni que je trouvais si maniable à la godille et puis son
magnifique Zodiac pour lequel il dépensa une fortune en essence à faire faire
du ski nautique à tous ses neveux et cousins, au grand dam des pêcheurs aigris
étalés le long du chemin de halage.
Enfin, il y avait ce magnifique canoë tout en bois que mon
grand-père me confiait. Ce n’était pas un canoë comme les autres, il avait la
particularité d’avoir une double dérive latérale amovible et une voile
triangulaire latine. Je me souviens des dizaines de fois où je remontais à la
voile jusqu’au Lion d’Angers ou descendait l’Oudon puis la Mayenne jusqu’au
barrage de Grez-Neuville. Après la disparition de mes grands parents, mon
cousin Antoine Desprez a gardé et entretenu ce canoë. A chaque fois que nous
nous voyons, je lui dis « c’est le canoë de mon grand-père », il me
répond « c’est le canoë de mon oncle ». Nous avons tous les deux
raison.
Jean-Francois MONTIN
dimanche 7 juin 2015
samedi 6 juin 2015
Madame Bellier
Grâce aux
histoires relatées par mon père Michel et mon oncle Henri, Grand Mère DESPREZ
fut ,à ma connaissance une très bonne gestionnaire des tâches autant
ménagères que comptables du Tertre-Marcillé et cela jusqu'à son décès en 1946.
La future Madame
BELLIER, bonne fée arrivée opportunément au service de la famille Michel
DESPREZ vers la fin des années 50, dès qu'elle fut en âge de
travailler, fit son apprentissage au Tertre.
Un jour, Tonton
Henri me fit part de son idée de l'inviter,à diner. Madame BELLIER, vous pouvez
l'imaginer, était dans ses petits souliers à l'idée d'être servie dans la salle
à manger du Tertre. Ce soir la, elle nous raconta l'histoire suivante:
"Un jour,
dans les premiers temps ou je travaillais au Tertre, nous faisions le ménage
dans la chambre de Madame DESPREZ avec Marie SERRAULT. Madame DESPREZ nous fit
le reproche de passer peu de temps pour ce travail .
Marie lui fit
remarquer qu'elle ne salissait pas sa chambre d'où notre rapidité.
C'est alors
qu'elle nous dit:
"" Le
bon Dieu vous donne le temps! Moi,je vous donne l'argent! Alors prenez donc
votre temps!"".
A partir de ce jour-là, avec Marie, nous lisions un des livres de sa bibliothèque pour rester plus longtemps dans sa chambre, sans toutefois s'asseoir sur le lit, mais sur la carpette...
Antoine DESPREZ
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