| Marion et Xavier et leurs enfants, Hyacinthe, Joséphine et n°3 prévu pour septembre... |
samedi 6 juin 2015
Madame Bellier
Grâce aux
histoires relatées par mon père Michel et mon oncle Henri, Grand Mère DESPREZ
fut ,à ma connaissance une très bonne gestionnaire des tâches autant
ménagères que comptables du Tertre-Marcillé et cela jusqu'à son décès en 1946.
La future Madame
BELLIER, bonne fée arrivée opportunément au service de la famille Michel
DESPREZ vers la fin des années 50, dès qu'elle fut en âge de
travailler, fit son apprentissage au Tertre.
Un jour, Tonton
Henri me fit part de son idée de l'inviter,à diner. Madame BELLIER, vous pouvez
l'imaginer, était dans ses petits souliers à l'idée d'être servie dans la salle
à manger du Tertre. Ce soir la, elle nous raconta l'histoire suivante:
"Un jour,
dans les premiers temps ou je travaillais au Tertre, nous faisions le ménage
dans la chambre de Madame DESPREZ avec Marie SERRAULT. Madame DESPREZ nous fit
le reproche de passer peu de temps pour ce travail .
Marie lui fit
remarquer qu'elle ne salissait pas sa chambre d'où notre rapidité.
C'est alors
qu'elle nous dit:
"" Le
bon Dieu vous donne le temps! Moi,je vous donne l'argent! Alors prenez donc
votre temps!"".
A partir de ce jour-là, avec Marie, nous lisions un des livres de sa bibliothèque pour rester plus longtemps dans sa chambre, sans toutefois s'asseoir sur le lit, mais sur la carpette...
Antoine DESPREZ
vendredi 5 juin 2015
Histoire de Peugeot au Lion d’Angers
Mon grand père Georges Meulle a toujours aimé les Peugeot.
Il avait une belle 203 dans
laquelle, petit, je m’asseyais à la place du conducteur, admirant
l’impressionnant compteur de vitesses qui allait jusqu’à 150.
Nous on avait une 2 CV, qui plafonnait à 90 en descente, dans
laquelle étaient entassés nos parents et les enfants. Lorsque la capote fuyait
ou que les essuie-glaces ne fonctionnaient pas en raison de leur dépendance de
la vitesse, je regrettais le confort de cette belle Peugeot dans laquelle
roulait mon grand père, allant chaque jour faire les courses au Lion d’Angers
pour les 18 vacanciers de La Coudère étalés sur trois générations. Il passait
ainsi une à deux heures chaque matin chez les commerçants du bourg, emmenant
souvent ma grand tante Hélène Desprez qui arrivait essoufflée de La Carrière
voisine avec ses nombreux sacs pour sa nombreuse descendance, agacée par les
impatiences de son beau-frère qui ne supportait pas ses retards pourtant
modérés en dépit des coups de klaxon de la 203.
Et puis j’ai commencé à grandir et, en tant qu’ainé des
petits enfants, j’eus le droit magique d’accompagner mon grand père lorsqu’il
faisait la tournée de ses fermes.
Ainsi, lorsqu’on partait tous les deux au Bois-Billé, passé
le Lion, il me mettait sur ses genoux et je pouvais ainsi conduire la belle 203, majestueusement dominateur des
chemins vicinaux.
Lorsqu’on croisait la 403
commerciale de la gendarmerie, mon grand père faisait un grand signe de la
main, il connaissait tous les gendarmes du coin auxquels il amenait des
perdreaux ou faisans en septembre lors des premières chasses. Ceci arrange
cela.
Moi, j’adorais ces virées complices pour lesquelles, rentré
le soir à La Coudère, je ne disais absolument rien à mes parents, pensant que
c’était un secret entre mon grand père et moi.
Les Peugeot ne se
limitaient pas à La Coudère. On voyait chaque fin d’après-midi arriver la 403 familiale de mon grand oncle Henri
qui amenait le clan Desprez du Tertre, souvent conduite par ses fils ainés
Vincent ou Martin, et qui, une fois sur deux, déposait mes cousins soit à La
Coudère chez la grande sœur Marguerite Meulle, soit à La Carrière chez le petit
frère Michel Desprez. Equilibre familial respecté. On plongeait alors tous dans
l’Oudon pour notre bain quotidien, nous écartant parfois pour laisser passer
les péniches surchargées qui remontaient jusqu’à Segré, et riant parce que 20
cousins bruyants dans la rivière faisaient râler les pêcheurs. On sortait de
l’eau quand sonnait la cloche de La Coudère, annonçant qu’il était temps de
remonter pour le dîner familial pris tous ensemble sur la longue table en bois
de la maison.
Et puis j’ai continué à grandir et suis arrivé à 17 ans et
demi, impatient de passer mon permis de conduire. Il fallait que je sois
présenté par une auto-école, les leçons de conduite sur la 203 ne semblant pas être suffisantes pour l’inspecteur du permis de
conduire qui habitait sur la place de l’église du Lion, un certain Monsieur
Bureau, père de mon futur cousin Jean Bureau qui épousera un an plus tard ma
cousine Véronique Desprez. Je m’inscris donc à « Gillet Auto-Ecole »,
située à quelques mètres de l’église et de l’inspecteur du permis, le
terrorisant Monsieur Bureau.
Mais, encore lycéen, et n’ayant aucun revenu malgré les économies
sur les achats de cahiers, il me fallait financer les quelques symboliques
heures d’auto-école sur la R8 de Monsieur Gillet – oui, une Renault, au grand
dam de mon grand père. Quand celui-ci m’a demandé de trouver un moyen de gagner
un peu de sous, j’ai choisi de conduire le tracteur de la ferme de la Coudère
qu’il avait acheté pour les nouveaux fermiers, les Joubert, ceux qui avaient
succédé aux odorants Bouvet et à leurs chevaux de trait, gagnant ainsi de quoi
payer mes trois heures d’auto-école politiquement indispensables.
Arrive le jour du permis, ma mère Monique, fille de Georges
Meulle et Marguerite Desprez, me conduit à Segré, où le Monsieur Bureau
m’attend de pied ferme. Il était 8 heures du matin, cette journée de fin d’été était belle et Monsieur
Bureau de bonne humeur, plus du tout terrorisant. Il savait que nos deux
familles allaient bientôt s’unir et il fut remarquablement tolérant, à la fois
sur les questions de code que sur le démarrage en côte raté. Mon petit papier
rose dans la poche, nous sommes rentrés prendre le petit-déjeuner à La Coudère,
moi conduisant fièrement la 403 que
mes parents venaient d’acheter et qui remplaçait la vieille 2 CV à bout de
souffle.
Et puis mon grand père, lui aussi, décida de monter d’un
cran, et il acheta une magnifique 404
verte dont le compteur allait jusqu’à 160 !
Qu’allait-il faire de sa 203 ?
Dans sa générosité, il proposa de me la donner. J’étais fou
de bonheur. Mais …
Mais, lycéen sans ressources, comment payer l’assurance,
l’entretien et l’essence ? La mort dans l’âme, et sur les conseils de mes
parents, je renonçai.
Et retournai à Paris vers ma Mobylette bleue, celle qui
m’emmenait chaque matin au lycée Claude-Bernard, puis plus tard à Janson de
Sailly.
Finalement, avec un peu de recul, je me dis qu’une vieille 203 immatriculée dans le Maine et
Loire n’aurait jamais rivalisé dans le
cœur des filles face aux Mini Cooper S et autres Triumph TR4 des minets du 16ème.
Jean-François Montin,
petit-fils de Georges Meulle et Marguerite Desprez, et amoureux de La Coudère.
Commentaire de Martin DESPREZ : JF as tu connu la Peugeot précédente probablement achetée par tonton Jo avant la guerre? Je crois que c'était une 401 ou une 302 .
lundi 1 juin 2015
Céleste en Guyane Francaise!
Vendredi dernier, notre fille Céleste, s'est envolée pour la Guyane Française, afin d'effectuer son dernier stage de sage femme à la maternité de Cayenne.
A son grand regret, elle ne sera donc pas parmi nous lors de notre cousinade.
Hier elle a écrit : " Nous sommes allés faire une randonnée en forêt tropicale sous un pluie diluvienne".
Pascale et Jérôme.
dimanche 31 mai 2015
La route du beurre salé
C'est probablement durant l'année 1866 que les Desprez quittèrent
Marcillé pours s'installer au Tertre.
Marcillé fut reconverti en ferme comme cela se faisait à
l'époque et le Tertre moins ancien mais plus confortable devint la demeure
familiale.
Tout allait bien sauf que! Sauf que la ferme du Tertre
faisait un beurre beaucoup moins bon que celui de Marcillé dont la réputation
dépassait les limites du canton.
A cette époque les frigidaires étant absents il fut établi
que deux fois par semaine les enfants iraient, par le chemin le plus court,
chercher le fameux beurre salé dans l'ancienne résidence. Une seule condition:
il fallait que l'ainé ait au moins sept ans.
Le papier manquait aussi à cette époque et c'est dans une
feuille de chou que l'on rapportait le précieux aliment.
Et le chemin que l'on pratiquait aller-retour, et qui passe
par le vallon et la châtaigneraie est ainsi devenu "la route du beurre
salé".
Si vous pensez que ceci est une légende et si vous ne me
croyez pas, inscrivez vous au jeu de piste que vous prépare votre cousin Eric
Desprez. Et je vous préviens : Jérome qui a repris Marcillé il y a quelques années,
vous y prépare une vraie surprise !
Quant à la vérité, mon frère le RP Vincent, vous confirmera
que lui et moi avons emprunté de nombreuses fois, dans les années 40, la route
du beurre salé, faite d'un parcours schisteux, moussu et pentu.
Martin Desprez
dimanche 24 mai 2015
Jean DESPREZ et ses parfums
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| texte écrit par Jean Desprez en 1947 et paru dans la presse féminine : "Personnalité" |
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| texte écrit par Jean Desprez en 1947 et paru dans la presse féminine : "Un grand parfum" |
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| Jean DESPREZ |
![]() |
| Jean DESPREZ au labo avec Marie-Céline |
![]() |
| Denis et Marie-Céline au labo en 1977 |
![]() |
| La couverture du programme théâtre Montansier de Versailles Ballet Jeanine Charrat et Tessa Beaumont du 29 novembre 1971 création ballet "Bal à Versailles" |
Ces documents ont été envoyés et commentés par Nathalie DESPREZ.
Extrait naissance Henri II
Voici l'extrait de naissance de Henri II
trouvé par Nathalie DESPREZ
Traduction :
Extrait de naissance de Henri II né le 12 Février 1865 à Grez Neuville déclaré
par son père Henri 1er
Voir en marge
N°7 Naissance Desprez Henri Marie Théophile
L’an mil huit cent soixante cinq, le treize février, à trois heures du soir, par
devant nous, conseiller municipal délégué, remplissant en l’absence de M le Maire
et pour M l’adjoint empêché les fonctions d’officier de l’état civil de la commune
de Grez Neuville, canton du Lion d’Angers, arrondissement de Segré (Maine et
Loire) est comparu M Desprez Henri, âgé de trente et un ans, propriétaire en
cette commune et adjoint au Maire, lequel nous a présenté un enfant du sexe
masculin, né hier à onze heures du soir, en sa maison, à Marcillé en cette
commune, de lui déclarant et de Dame Levoyer Léontine, son épouse, âgée de
vingt six ans, sans profession, demeurant avec lui, et auquel enfant il a déclaré
donner le prénom de Henri Marie Théophile. La dite déclaration et présentation
faite en présence de MM Levoyer Jacques, âgé de soixante trois ans, minotier à
Morannes, grand père maternel de l’enfant, et François François, âgé de soixante
douze ans, propriétaire en cette commune, ami du père de l’enfant ; et après
lecture du présent acte, le père et les témoins ont signé avec nous.
mercredi 20 mai 2015
La Coudère
Commentaire de Martin Desprez:
Paille ou foin à la Coudère ?
La vieille photo en noir et blanc ne nous a pas trop éclairé!
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